Témoignages

Mamadou

Mamadou

27 octobre 2014

Agglomération de Québec

Cégep, université, CFP, éducation aux adultes

J’ai toujours eu de préjugé favorable face à l’autre et mon expérience à Québec dans ce sens me conforte de garder pour toujours cette attitude. C’était un samedi matin, je faisais mes courses dans un supermarché. Arrivé à la caisse pour payer, je vois une mamie de 70 ans qui s’approchait pour passer à la caisse aussi et elle me dit :
Jeune homme vous sentez bon
– Ah merci madame vous êtes gentille, répondis –je
– Me voyant galérer avec mes deux sacs elle me dit
– Si çà ne vous dérange pas d’attendre, je peux vous donner un lift.
– Oui je peux attendre mais j’habite un loin d’ici car je prends le bus.
– Ne vous inquiétez pas mon petit j’ai du temps et ça me fait plaisir.
– D’accord madame, je vous attends alors.
Ainsi la discussion commence dans la voiture. Très touché son geste, car sachant à quel point le temps est précieux à Québec, je commence à lui dire.
– Merci madame pour le lift.
– C’est moi qui vous remercie de m’avoir fait confiance mon petit.
Je constate ainsi chez cette mamie une grande satisfaction de rendre service, une grande ouverture pour connaitre du monde malgré son âge avancé. Cela va sans dire qu’il nous faut toujours une attitude réceptive face à l’autre, à l’inconnu. Et pour y arriver, nous devons départir de nos préjuges et des clichés envers les autres. Souvent par crainte d’être absorbés par la culture de l’autre, d’être influencés ou de perdre ses valeurs, beaucoup d’individus préfèrent de vivre en ghetto. C’est parfois, le cas des immigrés qui s’isolent de la société d’accueil, car pour eux, le pays est juste un lieu pour gagner de l’argent. Ils se marginalisent avant même d’être marginalisés. Ils ne se reconnaissent pas dans la société et n’essaient jamais de se prononcer sur la politique ou sociale du pays d’accueil encore moins essayer de connaitre du monde. A ces gens là, je vous dis tout de suite que vous avez tort car le Québec veut se construire avec la participation de ses immigrés. Donc sortir, rencontrer des personnes ; c’est un bon début pour s’intégrer. N’ayez pas peur de la différence. En effet, reconnaitre l’autre comme semblable, c’est admettre que la différence n’exclut pas la similitude. Le psychologue interculturelle Todorov, disait que c’est en prenant conscience de sa propre subjectivité qu’on peut comprendre celle d’autrui. C’est une manière de considérer l’autre comme appartenant à la même humanité que moi et de se dire que la diversité culturelle n’est pas un obstacle à la communication mais plutôt un stimulant et un enrichissement. Certes approcher quelqu’un dans sa différence est loin d’être une attitude spontanée mais tenter car ça ne vous coûte rien; dans le bus, dans l’avion, au travail, au resto, les occasions ne manquent pas pour connaitre de merveilleuses gens! Si le temps vous manque, faites juste un clique sur le site www.dumondeaconnaitre.com. En visitant ce site, vous allez découvrir le monde en miniature. C’est le carrefour des cultures venant des quatre coins du monde car il croit au génie de chaque culture, de chaque personne. La diversité culturelle, plus qu’une richesse, c’est un trésor!